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25 septembre 2018


Le secteur agricole tire son épingle du jeu malgré les difficultés, selon FAC






Regina (Saskatchewan), le 25 septembre 2018 – L’agriculture canadienne demeure vigoureuse et résiliente malgré la hausse des taux d’intérêt, l’incertitude commerciale et l’instabilité des prix des produits de base, d’après la dernière analyse des actifs et de la dette agricoles de Financement agricole Canada.

« Notre dernier coup de sonde montre que l’industrie est bien placée pour réussir dans le contexte économique et financier actuel », déclare Jean-Philippe Gervais, économiste agricole en chef de FAC, à la lumière des conclusions de ce document de recherche à deux volets.

Récemment, la dette agricole totale au Canada a dépassé les 100 milliards de dollars, selon Statistique Canada. Toutefois, la plupart des fermes canadiennes demeurent en bonne posture financière, et la majorité des producteurs se sont endettés pour effectuer des investissements stratégiques visant à améliorer la productivité de leur exploitation.

« À l’échelle nationale et dans la plupart des provinces, le ratio d’endettement actuel dans le secteur agricole demeure inférieur à la moyenne sur 10 ans, et les fermes conservent des liquidités suffisantes malgré les défis que pose la conjoncture économique, affirme M. Gervais. Ce sont là quelques-uns des indicateurs clés que nous surveillons pour évaluer la santé globale de l’industrie. »

Pour les exploitations agricoles en particulier, un ratio d’endettement relativement bas offre de la souplesse financière et représente un risque réduit, tandis que les liquidités témoignent de la capacité des producteurs d’absorber les fluctuations des prix des intrants agricoles, de faire preuve de patience dans l’exécution de leurs plans de commercialisation ou de profiter des possibilités inattendues.

« De façon générale, les liquidités demeurent satisfaisantes malgré un léger recul attribuable à la diminution des prix des produits de base et à la hausse des taux d’intérêt en 2017 », explique M. Gervais, qui souligne que le ratio de l’industrie (que l’on obtient en divisant la valeur de l’actif à court terme par la valeur du passif à court terme) demeure à un niveau qui permet amplement de faire face à des circonstances imprévues.

Le premier article de notre document de recherche à deux volets montre aussi que la rentabilité de l’industrie agricole canadienne a diminué légèrement en 2017 lorsqu’on tient compte de la valeur des actifs agricoles, qui a continué à progresser. En effet, la valeur des terres agricoles s’est appréciée plus vite que le revenu agricole ces dernières années.

Le deuxième article porte sur les répercussions de la hausse des taux d’intérêt sur les capitaux propres des exploitations agricoles. Les taux d’intérêt devraient augmenter d’ici la fin de 2018, alors que les prix des intrants agricoles comme le carburant et l’engrais doivent être surveillés.

Les problèmes actuels liés à la production à l’échelle du pays pourraient entraîner une baisse des recettes monétaires agricoles par rapport à l’année 2017. Toutefois, les prévisions continuent d’annoncer le maintien d’une demande étrangère vigoureuse de produits canadiens, contribuant à soutenir les recettes monétaires agricoles. Depuis les 10 dernières années, les recettes monétaires agricoles progressent en moyenne de deux milliards de dollars par année, ce qui se traduit par des profits plus élevés et par une hausse considérable de la valeur nette des fermes canadiennes au cours de cette période.

« Le bilan général de l’agriculture canadienne est positif, assure M. Gervais. Toutefois, les producteurs doivent comprendre leur situation financière et placer la résilience au cœur de leur plan d’affaires s’ils veulent réussir dans ce contexte d’exploitation dynamique. »

Financement agricole Canada

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