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25 février 2019


Le coulé de l’or blond






Si les érables coulent au printemps depuis la nuit des temps, la coutume d'en recueillir la sève et de la faire bouillir pour en obtenir du sirop nous vient des Amérindiens. Bien avant l'arrivée des Blancs, les premières nations en appréciaient la valeur énergétique et nutritive.

Pratiquant une entaille rudimentaire avec leur tomahawk, ils fixaient au bas de cette entaille un copeau de bois qui acheminait l’eau d'érable vers un récipient d'écorce. Ils faisaient bouillir la sève ainsi recueillie dans des contenants d'argile pour obtenir du sirop d'érable.

Dès les premiers jours de la colonie, ce sont les Amérindiens qui apprennent à nos ancêtres à entailler le tronc d’arbre au début du printemps, à recueillir la sève et à la faire bouillir. Cette pratique passe rapidement dans les mœurs des colons pour qui le sirop constitue aux 17e et 18e siècles une importante source de sucre.

Les premiers colons faisaient bouillir la sève d'érable dans des chaudrons de fer. Utilisant des abris rudimentaires pour se protéger, ils allaient «courir» les sucres. C'était pour eux, comme ce l’est pour nous aujourd'hui, une période de réjouissance qui signifiait la fin de l'hiver et l'avènement du printemps.

Le sirop d'érable et ses dérivés font partie intégrante de la culture québécoise.
Plus qu'un simple produit issu de la tradition, le sirop d'érable est l'un des éléments culturels associés aux Québécois et aux Canadiens partout dans le monde.



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